Rechercher dans ce blog

Le Ciel, ou le monde ?

Qu'il est déplorable de voir des chrétiens rechercher les choses de ce monde! Cela prouve clairement qu'ils sont "dégoûtés" de la manne céleste, et qu'ils l'estiment être un "pain misérable". Ils servent ce qu'ils devraient mortifier. L'activité de la vie nouvelle est toujours liée au dépouillement du "vieil homme avec ses actions" (Col. 3:9) - et plus ce dépouillement aura lieu, plus on désirera de se nourrir du "pain qui soutient le cœur de l'homme" (Ps. 104:15). Comme au physique, plus on prend d'exercice, et plus l'appétit est bon, de même dans la vie spirituelle, plus nos facultés renouvelées sont mises en jeu, plus nous éprouvons aussi le besoin de nous nourrir de Christ chaque jour.

C'est une chose que de savoir que nous avons la vie en Christ, unie à un plein pardon et à une acceptation entière devant Dieu - et c'en est une autre et une toute différente, que d'être habituellement en communion avec lui, de se nourrir de lui par la foi, faisant de lui l'aliment exclusif de nos âmes.

Un grand nombre de personnes font profession d'avoir trouvé le pardon et la paix en Jésus, qui, en réalité, se nourrissent d'une variété de choses n'ayant aucun rapport avec Christ. Elles repaissent leur esprit de la lecture des journaux et de la littérature frivole et insipide du jour [(et de nos jours: les réseaux sociaux)]. Trouveront-elles Christ là ? Est-ce par de pareils moyens que le Saint Esprit nourrit l'âme de Christ ? Est-ce là cette pure rosée sur laquelle la manne céleste descend pour servir d'aliment aux rachetés de Dieu dans le désert ? Hélas! non, ce sont les grossiers aliments auxquels l'esprit charnel trouve son plaisir.

La parole [écrite] de Dieu nous dit qu'il y a, dans le chrétien, deux natures - qu'on se demande laquelle de ces deux natures se nourrit des nouvelles et de la littérature du monde! Est-ce la vieille ou la nouvelle ? La réponse n'est pas difficile. Laquelle, donc, des deux désirons-nous entretenir ?

Notre conduite, assurément, sera la plus fidèle réponse à cette question. Si je désire sincèrement de croître dans la vie divine, si mon but principal est d'être rendu semblable à Christ et de lui être dévoué, si j'aspire sérieusement à ce que le règne de Dieu fasse des progrès au dedans, je chercherai toujours, sans aucun doute, la nourriture que Dieu m'a préparée pour mon accroissement spirituel.

C'est tout simple: les actions d'un homme sont toujours le plus sûr indice de ses désirs et de ses intentions. Ainsi, si je rencontre quelqu'un qui, faisant profession d'être chrétien, néglige sa Bible, et trouve néanmoins suffisamment de temps, bien plus, prend quelques-unes de ses meilleures heures pour lire les journaux et tant d'autres ouvrages pour le moins futiles et souvent pernicieux, il ne me sera pas difficile de juger de la vraie condition de son âme - je suis sûr que ce chrétien ne peut pas être un chrétien spirituel, qu'il ne se nourrit certainement pas de Christ, et qu'il ne peut pas vivre pour lui ou lui rendre témoignage.

Si un Israélite avait négligé de recueillir, à la fraîcheur du matin, sa portion du pain [(manne)] que la grâce de Dieu avait préparé pour lui, il aurait bientôt manqué de forces pour continuer son voyage. Pareillement, il faut que nous aussi, nous fassions de Christ le souverain objet de notre âme, sinon notre vie spirituelle déclinera inévitablement.

Des sentiments et des expériences, se rattachant à Christ, ne peuvent même pas constituer notre nourriture spirituelle, parce que ces sentiments et ces expériences sont variables et sujets à mille fluctuations. Le pain de vie, c'était Christ hier, et il faut que ce soit Christ aujourd'hui et Christ éternellement.

Il ne suffit pas non plus de se nourrir en partie de Christ et en partie d'autres objets. Comme c'est Christ seul qui est la vie, de même le "vivre" ne peut être que Christ seul - et de même que nous ne pouvons rien mélanger avec ce qui communique la vie, de même nous ne pouvons rien mélanger avec ce qui l'entretient.

[...]

Lecteur chrétien, pensez-y sérieusement - vous n'êtes pas seulement sauvé par Christ, vous vivez aussi de lui. Cherchez-le "le matin de bonne heure" - cherchez-le lui "seul".

Quand quelque chose attire votre attention, demandez-vous : "Cela présente-t-il Christ à mon cœur ? m'apprendra-t-il quelque chose de Christ, ou me rapprochera-t-il davantage de sa personne ?" - Si la réponse est négative, rejetez cette chose sans hésiter - oui, rejetez-la, quand même elle se présenterait à vous sous l'aspect le plus agréable, et appuyée de l'autorité la plus respectée.

Si vous avez réellement pour but d'avancer dans la vie divine, de faire des progrès spirituels, de connaître Christ personnellement, alors, rentrez sérieusement en vous-même à ce sujet. Faites de Christ votre nourriture habituelle.

Allez, recueillez la manne qui tombe sur la rosée, et nourrissez-vous-en avec une faim aiguisée par une marche vigilante avec Dieu à travers le désert. Que la riche grâce de Dieu vous fortifie abondamment pour toutes ces choses par le Saint Esprit.

d'après Charles Henry Mackintosh, sur Exode 16 (texte entier)

C'est la fin du monde, si tu le veux

Si tu désires rencontrer Dieu, tu changes de monde: tu entres dans une autre dimension, celle de Dieu - le monde ici-bas n'est plus ton cadre de vie naturel... tu es engendré d'en haut (né de nouveau).

Tu es une nouvelle création (2 Cor 5:17) - ce n'est plus toi qui vis: Christ vit en toi (Galates 2:20). Le Royaume commence pour toi - le Royaume n'étant pas de ce monde (Jean 18:36), tu n'es pas du monde, comme Lui n'est pas du monde (Jean 17:16).

La fin du monde (*), c'est ta rencontre avec Dieu, date à laquelle le monde cesse, et où commence pour toi le monde nouveau - la date de la fin du monde, c'est le jour où Dieu s'est révélé à toi, où commence le Royaume, Son règne en toi.

Et le septième ange sonna de la trompette: et il y eut dans le ciel de grandes voix, disant: Le royaume du monde de notre Seigneur et de son Christ a été fait, et il régnera pour les éternités d'éternités (Apocalypse 11:15)

Le livre de l'Apocalypse


(*) Littéralement, "la fin du monde" c'est "le but des temps": nous avons déjà un pied dans la dimension de Dieu, où le temps n'existe pas



Vivre selon Sa volonté


Si tu veux vivre selon la volonté de Dieu

apprends avec persévérance ce que tu ne sais pas encore

et enseigne ouvertement ce que tu sais.


Si tu ne désires faire aucune de ces deux choses,

c'est que tu es atteint(e) de folie!


Car ceux qui s'éloignent de Dieu commencent par être dégoûtés d'apprendre

et éprouvent un manque d'appétit de ce dont l'âme est affamée quand elle cherche Dieu.


(Palladios)



Le sabbat

À la première page de la Bible, Dieu ordonne un monde magnifique à partir des ténèbres et du chaos, en six jours, puis, le septième jour, il se repose. Cela introduit le thème biblique majeur des schémas récurrents autour du nombre sept, pour finir sur Dieu et les hommes se reposant ensemble, en tant que partenaires. Dans cette vidéo, nous découvrirons le thème du repos du septième jour et le concept biblique du Sabbat. Nous verrons aussi pourquoi Jésus a adopté cette idée comme un élément clé de sa propre mission d'établir le Royaume de Dieu sur terre.

Dieu est-Il présent en toutes choses ?

L'un des plus grands obstacles qui empêchent souvent notre vie intérieure d'acquérir une réelle stabilité, est la difficulté que nous avons à voir Dieu en toutes choses. Les gens disent, par exemple : "Je peux aisément me soumettre aux choses qui viennent de Dieu, mais je ne peux pas me soumettre à l'homme ; la plupart de mes épreuves et de mes malheurs viennent par l'entremise des hommes." Ou alors, ils disent encore : "C'est bien beau de parler de confiance, mais dès que je remets une chose entre les mains de Dieu, l'homme vient et dérange tout. Je n'ai aucune difficulté à croire en Dieu, mais j'ai de sérieux problèmes pour ce qui est de faire confiance à l'homme."

Ce problème n'est pas un fruit de l'imagination ; il revêt au contraire une importance vitale. Si l'on ne peut pas le résoudre, la vie de la foi devient impossible et n'est plus qu'une théorie visionnaire. Car presque tout dans la vie, nous vient par l'intermédiaire des hommes et la plupart de nos épreuves sont la conséquence de l'échec, de l'ignorance, de l'insouciance ou du péché de quelqu'un. Nous savons que Dieu ne peut pas être l'auteur de ces choses. Cependant, s'Il n'est pas l'agent principal dans l'affaire, comment pouvons-nous Lui dire à ce sujet : "Que Ta volonté soit faite" ?

De plus à quoi cela nous sert-il de confier nos affaires à Dieu, si, après tout, l'homme est autorisé à s'en mêler et à tout déranger ? Comment est-il possible de vivre par la foi, si des agents humains sont appelés à jouer un rôle prépondérant dans notre existence ?

En outre, les choses dans lesquelles nous discernons la main de Dieu, contiennent toujours une douceur qui apporte le réconfort, même si, en même temps, elles blessent ; quant aux épreuves que l'homme inflige, elles ne contiennent que de l'amertume.

Ce dont nous avons besoin par conséquent, c'est de voir Dieu en toutes choses et de recevoir tout directement de Ses mains, sans qu'aucune cause secondaire n'intervienne. Nous devons en arriver à ce point, si nous voulons connaitre une expérience solide, faite d'un abandon total et d'une confiance parfaite. Nous devons nous abandonner à Dieu et non à l'homme. Notre confiance doit être placée en Lui et non dans un bras de chair, sinon nous succomberons à la première épreuve.

Nous devons immédiatement affronter cette question : Dieu est-Il en toutes choses et les Ecritures nous garantissent-elles que nous pouvons tout recevoir de Ses mains sans considérer les causes secondaires qui ont pu y contribuer ? Sans hésiter, je réponds "oui !" Les enfants de Dieu reçoivent tout directement de la main de leur Père, quel que soit l'agent employé pour le faire. Pour eux, il n'y a pas de "cause secondaire".

Tout l'enseignement de la Bible affirme et sous-entend cela. Aucun moineau ne tombe à terre sans que notre Père ne le veuille. Les cheveux même de notre tête sont comptés. Nous ne devons nous soucier de rien, parce que notre Père céleste prend soin de tout. Nous ne devons pas nous venger, parce que notre Père se charge Lui-même de notre défense. Nous ne devons rien craindre car le Seigneur est à nos côtés. Personne ne peut être contre nous parce qu'Il est pour nous. Nous ne manquerons de rien, car Il est notre Berger. Lorsque nous passons à travers les eaux, nous savons qu'elles ne nous submergeront pas et lorsque nous marchons dans le feu, nous savons que nous ne serons pas brûlés parce qu'Il est avec nous. Il ferme la gueule des lions qui ne peuvent pas nous faire du mal. "Il délivre et secourt". "C'est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois". "Le cœur de l'homme est dans Ses mains et, comme les rivières, Il le dirige comme Il veut". Il règne sur les royaumes des païens, et dans Sa main, se trouvent la puissance et le pouvoir, de sorte que "personne ne peut Lui résister". "Il dompte l'orgueil de la mer. Quand ses flots se soulèvent, Il les apaise". "L'Eternel renverse les plans des nations, Il anéantit les projets des peuples". "Il peut faire tout ce qui Lui plaît dans les cieux et sur la terre, dans les mers et dans les profondeurs". "Ce sont là les bords de Ses voies, c'est le bruit léger qui nous en parvient ; mais qui entendra le tonnerre de Sa puissance" ? "Ne le sais-tu pas ? ne l'as-tu pas appris ? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel, qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue point, Il ne se lasse point ; on ne peut sonder son intelligence".

Or, c'est de Lui qu'il est dit : "Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la Terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu'à faire trembler les montagnes". "Je dis à l'Eternel : mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! Car c'est Lui qui te délivre du filet de l'oiseleur, de la peste et de ses ravages. Il te couvrira de Ses plumes, tu trouveras un refuge sous Ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi. Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint... Car Tu es mon refuge ô Eternel ! Tu fais du Très-Haut ta retraite. Aucun malheur ne t'arrivera, aucun fléau n'approchera de ta tente." "Contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point et je ne t'abandonnerai point". C'est donc avec assurance que nous pouvons dire" le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien. Que peut me faire un homme" ?

A mon avis, ces passages de l'Ecriture ainsi que de nombreux autres, règlent définitivement la question concernant le pouvoir des "causes secondaires" à l'œuvre dans la vie des enfants de Dieu. Notre Père dirige ces causes secondaires et aucune d'entre elles ne peut nous affecter sans Sa connaissance et sans Sa permission. Le péché de l'homme peut fort bien être à l'origine de l'action - ce n'est pas ce que Dieu veut dans notre vie - mais quand cela arrive, cela devient la volonté de Dieu pour nous et nous devons l'accepter comme venant directement de Sa main. Aucun homme ou compagnie d'hommes, aucune puissance dans les cieux ou sur la terre, ne peut atteindre l'âme qui demeure en Christ, sans passer d'abord par Son omniprésence et recevoir le sceau de Sa permission. Si Dieu est pour nous, peu importe qui est contre nous. Rien ne peut nous déranger ou nous nuire, à moins qu'Il estime que c'est mieux pour nous, et alors Il s'écartera pour le laisser arriver.

La sollicitude d'un père terrestre pour son enfant, n'illustre que faiblement cette vérité. Si l'enfant est dans les bras de son père, rien ne peut l'atteindre sans le consentement de son père, à moins qu'il ne soit trop faible pour l'empêcher. Même si c'est le cas, il souffrira d'abord dans sa propre personne, avant de permettre que le mal n'atteigne son enfant. Si donc le père terrestre prend ainsi soin de son petit enfant impuissant, à combien à plus forte raison, notre Père céleste dont l'amour est infiniment plus grand et dont la force et la sagesse ne peuvent jamais être confondues, ne prendra-t-Il pas soin de nous ! J'ai bien peur que certaines personnes, même au sein du peuple de Dieu, pensent qu'elles Lui sont supérieures en tendresse, en amour et en sollicitude. Dans leurs pensées secrètes, elles L'accusent d'indifférence et de négligence, ce dont elles se croient incapables ! A la vérité, Sa sollicitude est infiniment supérieure à tout ce peut faire celle de l'homme ; Dieu qui compte même les cheveux de notre tête et n'accepte pas qu'un moineau tombe sans Sa permission, prend note des moindres affaires qui peuvent affecter la vie de Ses enfants et les règle toutes selon Sa propre volonté, quelle que soit leur origine.

Cette vérité peut être illustrée de bien des manières. Prenez Joseph par exemple. L'action commise par ses frères qui le vendirent comme esclave, n'est-elle pas en apparence la conséquence évidente du péché et complètement contraire à la volonté de Dieu ? Cependant, Joseph lui-même, en s'adressant à eux, leur dit : "Vous aviez médité de me faire du mal, Dieu l'a changé en bien". "Maintenant ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m'avoir vendu pour être conduit ici, car c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé devant vous". Dans le cœur des frères de Joseph, c'était bien un péché. Mais lorsque cela eut atteint Joseph, c'était devenu la volonté de Dieu pour lui ; et même s'il ne le voyait pas encore, ce devait être la plus grande bénédiction de sa vie. Nous voyons ainsi comment Dieu peut se servir même "de la colère de l'homme pour Le louer" et comment toutes choses, y compris les péchés des autres "concourent au bien de ceux qui aiment Dieu".

J'ai appris cette leçon de manière pratique et par l'expérience, bien des années avant de connaître la vérité biblique. J'assistai à une réunion de prière qui avait pour objet la vie de la foi, lorsqu'une femme quelque peu étrange, se leva pour parler ; je la regardais, me demandant qui elle pouvait bien être, ne m'imaginant pas un instant qu'elle allait apporter à mon âme un message contenant une grande leçon pratique. Elle déclara qu'elle éprouvait bien du mal à vivre par la foi, parce qu'elle avait l'impression que les causes secondaires semblaient diriger presque toute son existence. Elle était si perplexe qu'à la fin, elle commença à demander à Dieu de lui enseigner Sa vérité à ce sujet et de lui montrer s'Il se trouvait en tout. Elle pria ainsi pendant plusieurs jours et eut ce qu'elle appela une vision. Elle pensait être dans une pièce complètement sombre et vit s'avancer vers elle, à une certaine distance, un corps illuminé qui l'entoura petit à petit puis l'enveloppa ainsi que tout ce qui se trouvait à proximité. Comme le corps s'approchait d'elle, elle crut entendre une voix lui dire : "C'est la présence de Dieu ! C'est la présence de Dieu !" Encerclée par cette présence, elle crut voir défiler devant elle, toutes les choses les plus terribles de cette vie : les armées engagées en pleine bataille, les hommes méchants, les bêtes sauvages, les tempêtes et les fléaux, le péché et la souffrance sous toutes ses formes. Elle recula d'abord, saisie de terreur, mais la présence de Dieu l'entourait et l'enveloppait tellement, ainsi que tout ce qui était à proximité d'elle, qu'aucun lion ne pouvait avancer sa patte, ni une balle traverser les airs sauf si la présence de Dieu s'écartait pour lui laisser le passage. Elle vit que s'il existait un voile, aussi mince soit-il qui représente cette présence glorieuse, entre elle et la violence la plus terrible, pas un cheveu de sa tête ne pourrait être touché et rien ne pourrait l'atteindre, à moins que la présence de Dieu ne s'écarte pour lui laisser le passage. Puis tous les petits détails ennuyants de la vie lui passèrent devant les yeux ; cette fois encore, elle se vit tellement bien enveloppée dans la présence de Dieu qu'aucun regard de travers, aucune parole dure, aucune petite épreuve, quelle qu'elle soit, rien ne pouvait l'affecter si la présence de Dieu ne s'écartait pas pour lui laisser le passage.

Ses difficultés disparurent. Ses questions trouvèrent à jamais leur réponse. Dieu était en toutes choses ; pour elle, à partir de cette date, il n'y eut donc plus de causes secondaires. Elle se rendit compte que sa vie lui venait à chaque instant de la main de Dieu, quels que soient les éléments qui semblaient vouloir la diriger. Elle n'a jamais plus éprouvé de difficulté à demeurer dans la soumission à Sa volonté et à ressentir une confiance inébranlable en Sa sollicitude.

Si seulement chaque chrétien pouvait comprendre cette vérité aussi clairement que moi ! Je suis, en effet convaincue, qu'il s'agit du seul secret pour arriver à une vie vécue dans le repos complet. Rien d'autre ne peut permettre à l'âme de vivre le moment présent, comme il nous est enjoint de le faire, sans nous préoccuper du lendemain. Rien d'autre ne peut ôter les risques et les aléas de la vie chrétienne et rendre le croyant apte à dire : "Oui le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie". Sous la main protectrice de Dieu, nous ne courons aucun risque. J'ai entendu un jour, l'histoire d'une pauvre femme de couleur qui gagnait difficilement sa vie à la sueur de son front, mais n'en était pas moins une chrétienne joyeuse et triomphante. "Ah ! Nancy !" lui dit un jour une chrétienne triste qui désapprouvait sa constante gaîté tout en l'enviant : "Ah, Nancy, c'est bien beau d'être joyeuse aujourd'hui, mais moi, j'aurais tendance à croire que ton avenir ne doit pas te pousser à la gaîté. Imagine un instant que tu tombes malade et que tu ne puisses plus travailler, ou encore que ton employeur actuel déménage et que tu te retrouves sans travail. Ou imagine...". "Arrête !" lui cria Nancy "je n'imagine jamais. Le Seigneur est mon Berger, je ne manquerai de rien. Et, ma chère," continua-t-elle, "ce sont tous ces ‘'imagine'' qui te rendent si malheureuse. Tu ferais mieux de les laisser tomber et de faire confiance au Seigneur".

Seule, la capacité de voir Dieu en toutes choses nous rendra capables d'amour et de patience envers ceux qui nous ennuient et nous dérangent. Ils deviendront ainsi Ses instruments pour accomplir Ses desseins tendres et sages envers nous et nous les remercierons intérieurement pour les bénédictions qu'ils nous apportent. Rien d'autre ne pourra mettre fin à tous les murmures ou aux pensées de rébellion. Les chrétiens se sentent souvent libres de murmurer contre les hommes, mais n'osent pas murmurer contre Dieu. Cette manière de recevoir enlève toute possibilité de murmurer. Si notre Père permet que nous soyons atteints par l'épreuve, c'est parce que cette épreuve constitue l'évènement le plus doux et le meilleur qui puisse nous arriver et nous devons l'accepter avec actions de grâce, comme venant de Sa main. Cela ne signifie pas, cependant, que nous devons aimer ou apprécier l'épreuve en elle-même. Ce que nous devons aimer et apprécier, c'est la volonté de Dieu telle qu'elle se manifeste dans l'épreuve. Il n'est d'ailleurs pas difficile de le faire si nous avons appris à comprendre que sa volonté est une volonté d'amour et qu'elle est, par conséquent, toujours aimable.

On peut très bien illustrer cette vérité en se servant de l'exemple familier de la mère qui donne un médicament à son enfant qu'elle aime beaucoup. La bouteille contient le médicament et c'est la mère qui le donne. La bouteille n'est responsable de rien mais c'est la mère qui l'est. Quel que soit le nombre de bouteilles de médicament dans le placard, la mère ne permettra pas qu'on en donne une goutte à son enfant, si elle n'est pas convaincue que le médicament est bon pour lui. Dès qu'elle en est convaincue, la profondeur même de son amour l'oblige à le donner à son enfant, et ce, même si le goût en est amer.

Les êtres humains qui nous entourent sont souvent comme les bouteilles qui contiennent les médicaments, mais c'est la main d'amour de notre Père qui verse le médicament et nous oblige à le boire. La bouteille humaine est la "cause secondaire" de notre épreuve, mais elle n'est pas l'agent réel ; en effet, le médicament qu'elle contient nous est prescrit et nous est donné par le Grand Médecin de nos âmes qui cherche, par ce moyen, à guérir toutes nos maladies spirituelles.

Par exemple, je ne connais pas de meilleur médicament pour guérir la maladie de l'irritabilité que le fait d'être obligé de vivre avec une "bouteille" humaine de susceptibilité à laquelle nous devons considération et soumission.

Allons-nous encore nous rebeller contre les bouteilles humaines ? Ne devons-nous pas plutôt accepter avec actions de grâces le médicament qu'elles contiennent et qui vient de la main de notre Père, en disant avec joie - tout en perdant de vue la cause secondaire - "Que ta volonté soit faite !" à tout ce qui vient à nous, quelle qu'en soit la source ?

Cette manière de voir notre Père en toutes choses, fera de la vie une longue action de grâces, nous donnera le repos du cœur et, par-dessus tout cela, une joie inexprimable de l'esprit.

Dans son chœur sur la volonté de Dieu, Faber écrit :
Je ne sais pas ce qu'est le doute,
Mon cœur est toujours joyeux.
Je ne cours pas de risque.
Car quoi qu'il arrive,
Tu accomplis toujours ta volonté.

Puisque Dieu réussit toujours à accomplir Sa volonté pour ceux qui s'abandonnent à Lui dans une confiance parfaite, dans quels pâturages merveilleux et verdoyants de repos intérieur et quels eaux paisibles, bénies et rafraichissantes ne nous conduira-t-Il pas !

Si la volonté de Dieu est notre volonté et s'Il l'accomplit toujours, nous accomplissons donc toujours la nôtre et vivons dans un royaume éternel. Celui qui se tient du côté de Dieu ne peut que remporter la victoire dans chaque rencontre. Et que le résultat soit la joie ou la tristesse, l'échec ou le succès, la mort ou la vie, nous pouvons toujours nous joindre à l'apôtre et exprimer ce cri de victoire : "Grâces soient rendues à Dieu qui nous fait toujours triompher en Christ !"

LA VOLONTE DE DIEU
Volonté douce et bien-aimée de Dieu
Sol de mon ancre, appui de ma forteresse
Belle demeure silencieuse de mon esprit, en toi je me cache et me repose.
O Volonté, toi qui veux toujours le bien
Conduis-moi, car tu conduis dans le meilleur chemin.
Comme un enfant, je te suis,
M'appuyant sur ton sein, parfaitement confiant.
Volonté, belle et douce, ô mon Dieu
Tiens fermement dans tes bras sublimes
Ma volonté captive, oiseau heureux
D'être le prisonnier d'un royaume de grâce.
Dans ce lieu où règne le bien,
L'amour étend toujours ses ailes ;
Ou, faisant son nid dans ton choix parfait,
Reste satisfait de ce qu'il reçoit.
Fardeaux le plus doux, joug le plus léger,
Il soulève et porte mon âme heureuse,
Et donne des ailes à ce pauvre cœur.
Ma liberté, c'est ton grand contrôle.
Je m'appuie sur la volonté de Dieu,
Comme l'enfant sur le sein maternel.
Aucun divan de soie, aucun lit même le plus moelleux,
Ne pourrait me donner un repos plus doux.
Ta merveilleuse et grande volonté, mon Dieu
Je la fais mienne, en triomphant.
L'amour criera un ''oui'' jaloux,
A chaque doux commandement que tu donneras.

(Extrait des Cantiques de consécration Hyms of Consecration)


Source: J-Cl & L B.


Avertissement

Le widget "Suivre les mises à jour par e-mail" (FeedBurner) va disparaître en juillet 2021. Après cette date, les e-mails qui étaient automatiquement envoyés lors de la publication d'un article ne pourront plus l'être.

Vous pouvez cependant ajouter votre e-mail à la liste des destinataires de la lettre de nouvelles sur cette page.

Apprendre

La première chose à apprendre, c'est qu'il y a des choses à apprendre dans tout ce qui nous arrive, que ce soit - selon nos critères humains - en bien ou en mal.

La seconde choses à apprendre, c'est que si nous décidons de nous-mêmes que ce qui nous arrive est bien ou mal, c'est que nous sommes encore sous le régime de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (et, en quelque sorte, en rébellion contre Dieu).

La troisième chose à apprendre, c'est que vivre de l'Arbre de Vie consiste à remercier Dieu pour toutes choses - et non pas malgré certaines choses - car tout concourt à notre bien (Rom 8:28).

En toutes circonstances, remerciez le Seigneur (1 Thess 5:18)

Soyez toujours joyeux (1 Thess 5:16)

Vivez dans la louange! (Colossiens 3:15)

En tout temps et pour toutes choses, remerciez le Seigneur (Ephésiens 5:20)

Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur - je le redis encore : réjouissez-vous! (Philippiens 4:4)

Vous pouvez regarder comme joie toute entière lorsque vous tombez dans diverses épreuves (Jacques 1:2)

Au final, vous êtes libres, si l'Esprit du Seigneur est en vous (2 Cor 3:17), car vous pouvez vous décharger sur Lui de tous vos soucis - car Il prend soin de vous (1 Pi 5:7) et pourvoit à tous vos besoins (Phil 4:19).

Je sais qu'aucune épreuve ne me saisit qui ne soit humaine,
car Dieu ne permettra pas que je sois éprouvé au-dessus de mes forces,
et avec l'épreuve Il fera l'issue pour pouvoir supporter (1 Cor 10:13)

Que Dieu vous donne un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim 1:7), qui vous fait toujours triompher en Christ (2 Cor 2:14), de manière à ce que vous puissiez tout par Lui, qui vous fortifie (Phil 4:13), car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4).


Lire aussi Le sommet du ciel



Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)

Toute reproduction de ces textes, en totalité ou en partie, est interdite sous peine de bénédictions éternelles :-)

Le contenu des textes appartenant à des sites non gérés par bibletude n'engage que leurs auteurs respectifs, devant Dieu et devant les hommes, et n'engage en rien bibletude